Dossier sur le “Brown-Out” : quand les salariés ne veulent plus revenir après le télétravail obligatoire – La Provence

Ce sont des anecdotes que se racontent les DRH, encore étourdis. Tel expert en informatique à qui l’entreprise demande de revenir travailler au siège qui annonce tout simplement qu’il a déménagé à 500 km, qu’il veut bien continuer de travailler mais à distance. Tel collaborateur qui ne veut tout simplement plus revenir dans les locaux… Des postures qui ont parfois fait entrer les directions dans des rapports de force, inédits.

Il est vrai que la crise sanitaire a favorisé une extension sans précédent du télétravail et bouleversé en profondeur les organisations comme les individus. Selon la Dares, en janvier 2021, 27 % des salariés le pratiquent contre 4 % en 2019 ; 8 télétravailleurs sur 10 souhaitent le poursuivre, en réduisant cependant son intensité. “Aujourd’hui, nous sommes à peu près tous d’accord pour dire que deux jours de télétravail par semaine est la bonne moyenne. Le télétravail à temps complet n’est pas une bonne idée. Le retour en présentiel permanent est désormais le marqueur d’une époque révolue“, analyse Emmanuelle Germani, présidente du groupe Provence de l’Association nationale des DRH (ANDRH). Alors que le brown-out est le symbole d’une perte de sens dans son travail, retrouver le chemin de l’entreprise quand, pendant des mois, on a réussi à faire le même job depuis chez soi, devient très difficile.

Il faut absolument multiplier les temps de partage, de rassemblements entre les collaborateurs. Qu’ils trouvent un intérêt à revenir dans les locaux de l’entreprise, retrouver des rituels, conseille la DRH. Ils doivent trouver au sein de l’entreprise quelque chose de plus que lorsqu’ils sont en télétravail.

Moi, je n’y arrive plus”, dit Natacha, qui dit s’être mise “en mode sauvergarde“. “Dans ma boîte, l’ambiance n’est absolument pas stimulante quand elle n’est pas détestable. Il n’y a aucune convivialité, très peu d’échanges avec les managers sur ce que l’on fait. Retourner dans les locaux ne m’apporte absolument rien de plus. En travaillant de chez moi, j’ai même l’impression de m’enlever un poids, de me protéger parce que tout le monde s’en fout de comment je me sens, ou si je trouve du sens à mon travail.

C’est l’autre enjeu des entreprises : “Certaines d’entre elles ont bien compris qu’il fallait faire plus pour faire revenir leurs collaborateurs“, note Emmanuelle Germani. Réaménagement des locaux, amélioration des conditions de restauration, nouveaux rituels et même des loisirs. “L’entreprise doit rester attractive pour que le salarié ait envie et besoin d’y retourner.”

Retrouvez notre dossier complet dans La Provence ainsi qu’en ligne : “”Brown-out”, alerte aux salariés zombies

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Dossier sur le “Brown-Out” : quand les salariés ne veulent plus revenir après le télétravail obligatoire – La Provence
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