« Avec la crise sanitaire et le recours plus important au télétravail, les entreprises risquent de réduire de 10 à 15 % leur empreinte immobilière dans les dix prochaines années, à l’occasion du renouvellement du bail », estime François Navarro, directeur général d’Hello Lille. Pour éviter que le parc ne se dégrade, l’agence d’attractivité de la métropole lilloise (Nord) estime à près de 250 000 m² d’immobilier tertiaire neufs ou restructurés à sortir de terre chaque année. Et mise sur le développement croissant du coworking, une formule plus souple pour les TPE et PME qui ont du mal à s’engager sur des baux de long terme. « Cette offre pèse 2 à 3 % du marché lillois ; dans les années à venir, elle tournera autour de 5 à 10 %, soit quatre gros projets par an », estime François Navarro.

 

40 implantations par an. Autre levier : attirer de nouvelles entreprises. « Nous visons chaque année 40 implantations sur notre territoire et la création de 1 000 emplois », indique le directeur général. Hello Lille fait les yeux doux aux sociétés parisiennes, dont les salariés ont envie d’ailleurs. Ainsi qu’aux entreprises des pays limitrophes. Car la métropole a de sérieux atouts. Selon une étude réalisée par EY et JLL et publiée début septembre à l’occasion du Mipim, elle compte 4,3 millions de mètres carrés d’immobilier tertiaire, et affiche des taux de loyers bas (230 à 260 euros/m² par an, contre 315 euros à Bruxellesou 320 euros à Lyon) pour les meilleurs emplacements. Enfin, le faible taux de vacance de son marché (6,2 %) n’inquiète pas François Navarro sur le risque d’émergence de friches.

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Métropole de Lille : le coworking, nouveau filon du tertiaire – Moniteur
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