Présidentielle: Valérie Pécresse à Lyon pour faire vivre l’illusion – Libération
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Avec presqu’aucune chance de se qualifier au second tour selon les sondages, la candidate LR a probablement tenu son dernier meeting de la campagne ce jeudi.

Ils lui ont trouvé toutes les qualités. «Un immense courage», a dit le sénateur Bruno Retailleau, «une force d’âme, une résistance, une constance dans les convictions», a renchéri la députée Annie Genevard, «tenace face aux épreuves, résiliente face aux coups», l’a décrite son collègue Damien Abad. Mais jeudi soir à Lyon, face à Valérie Pécresse, personne n’a osé promettre l’impossible : qu’il y aura d’autres meetings pour elle après le premier tour de la présidentielle, dimanche.

Pour la candidate des Républicains, c’était probablement le dernier tour de scène. Au plus bas dans tous les sondages, Pécresse n’a presque aucune chance de se qualifier pour le second tour. Dernier à la précéder sur scène, Laurent Wauquiez lui a rendu hommage par quelques vers de Cyrano de Bergerac. «Je sais bien qu’à la fin vous me mettrez à bas. N’importe : je me bats ! je me bats ! je me bats !» a déclamé le président d’Auvergne-Rhône-Alpes. Charmant, mais symboliquement chargé : la tirade précède la mort du héros.

Devant 1 300 personnes environ, il est revenu à Pécresse de faire vivre l’illusion. «Nous allons faire mentir tous les sondages, tous les pronostiqueurs, tous les commentateurs, qui se sont toujours trompés», a-t-elle promis, évoquant «les cent jours dans lesquels nous allons tout changer en France». S’en est suivi un discours sans notes et curieusement décousu. Mêlant à sa critique du macronisme une litanie de remerciements, la candidate a parfois retrouvé les intonations forcées de son meeting du Zénith. Arpentant la scène d’un pas élastique, elle a balayé presque tous les chapitres de son programme. «Elle est en pilote automatique, c’est très spécial», commentait en direct un spectateur, tandis que Pécresse encourageait la salle à un dernier effort : «Il reste trois jours pour renverser la table, pour réécrire l’histoire de la France, trois jours pour tout donner.»

Du meeting lyonnais, peut-être faudra-t-il surtout retenir les allusions de deux orateurs au choix qui attend la droite en cas de second tour entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. «Je ne veux ni l’immobilisme ni la destruction […] Nous n’avons pas à choisir entre la raison et la folie, entre l’espoir et le désespoir», a martelé Laurent Wauquiez, semblant indiquer qu’il se refuserait à choisir entre ces deux finalistes. Autres accents chez Damien Abad : «Notre droite, parce qu’elle est républicaine et humaine, n’a rien à voir avec l’extrême droite. Elle ne pourra accepter aucun accommodement raisonnable avec M. Zemmour ou Mme. Le Pen.» Lundi, de qui LR reprendra-t-il les mots ?

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