La Maison Saint-Hilaire va ouvrir le 2 mai.
La Maison Saint-Hilaire ouvre le 2 mai. ©DR

Le lieu n’était pas si séduisant, mais ils en ont fait un petit cocon de travail. Au 68 de la rue Saint-Hilaire, Sylvain et Arnaud Combaluzier, des jumeaux, ainsi que leurs deux associés, ouvrent un espace de co-working le 2 mai. « Les personnes intéressées pour intégrer l’espace nous ont fait une remarque que l’on voulait entendre : on s’y sent comme à la maison. Ça tombe bien, on a fait tout pour ! » 

Ils ont eu l’idée avant la Covid

Alsaciens de naissance, les deux quadragénaires ont monté leur société sur Paris et Nantes en 2016. Co-s, c’est ainsi qu’ils ont nommé leur entreprise qui mêle consulting, études, assistance à maître d’ouvrage dans l’immobilier. Ils résument leur activité, « nous faisons de la stratégie immobilière. Des entreprises nous contactent, car elles ont l’idée de construire un bâtiment, et nous analysons si c’est une bonne idée, s’il faut le construire. Et si oui, comment ? » 

Et ne croyez pas que c’est la Covid, qui a fait venir ces urbains.

Nous avions l’idée avant la crise sanitaire. D’ailleurs, quand la crise sanitaire est arrivée, on était presque énervés.

Ils croyaient que ça remettrait tout en cause, finalement, ce fut une belle opportunité avec l’arrivée du télétravail dans le quotidien d’employés.

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« Un coup de foudre »

Si Nogent-le-Rotrou est à équidistance de Paris et de Nantes – les deux villes de leurs sociétés -, c’est également un endroit connu pour les jumeaux. « On a un ami qui a une maison dans le Perche, et on a eu un coup de foudre pour ce coin. » 

Entre Paris, Nantes et Nogent-le-Rotrou, comment trouver le temps de poser ses valises dans le Perche pour travailler ?

Nous venons ici toutes les trois semaines. C’est pour nous un lieu de travail, un pied à terre. Mais on veut qu’il vive en notre absence.

D’où le nom « co-working ». Ils accueillent des employés dans leurs locaux. « Au début, on souhaitait un bureau pour nous, un lieu, un vrai laboratoire, sans savoir ce qu’on allait y mettre. On est parti d’un projet mou qui va se durcir, mais ça va rester malléable dans le temps. » 

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Finalement, ils ont développé leur concept ! « Accueillir des personnes en recherche d’un lieu de travail. Nous proposons un abonnement mensuel (150 €), cela ne peut pas se faire à la journée. Ils auront la clé. » 

Un bain norvégien est à disposition.
Un bain norvégien est à disposition. ©DR

Accueillir des cyclistes

Depuis quelques semaines, des cours de yoga sont déjà donnés dans la salle de sport. Puisque ce lieu de travail est également un lieu de détente. C’est dans l’air du temps de proposer aux salariés des moments de relâche. Ainsi terrain de pétanque, bain norvégien, et même des chambres pour faire la sieste sont disponibles.

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Ancrés dans la chronotopie, Sylvain et Arnaud voient différents usages de leur lieu selon le moment de la semaine. « Les chambres pourront également accueillir des cyclistes qui font la Véloscénie. Ça pourrait être sympa de les voir traverser l’espace de co-working. » Autre idée, « on réfléchit à des retraites de yoga pour le week-end, ou accueillir des séminaires, des conférences. Nous connaissons un sociologue urbaniste, Eric Hamelin, qui pourrait venir parler de son métier… » Les envies sont multiples, « il se passe des choses. On veut un groupe qui s’entend bien », lancent-ils. 

Une salle de sport avec des cours de yoga.
Une salle de sport avec des cours de yoga. ©DR

Réactiver les centres-bourgs

Ils en sont conscients, c’est un « modèle très urbain. Mais nous nous sommes rendu compte que la règle du quart d’heure fonctionne à Nogent-le-Rotrou. Comme dans une grande ville, tout est disponible à moins d’un quart d’heure, nous n’avons pas besoin de la voiture. »

Surtout, ils insistent, « proche de tout, mais aussi de la nature en quinze minutes ». Il y a également la volonté de « réactiver les centres-bourgs. Il y a eu trop peu d’investissements dans ces lieux au profit des métropoles. On commence à voir le retour de bâton, pour nous Nogent est la bonne échelle, donc on veut participer ». 

Avec « La Maison Saint-Hilaire », les jumeaux voient également « un acte envers le développement durable. On passe notre temps à conseiller nos clients sur la réutilisation d’un endroit au lieu d’en construire un. Nous en avons le parfait exemple ! » 

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