Emmanuel Macron sur TF1 : l’essentiel de ses déclarations – Libération

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«Où va la France ?»

Macron, un Président en campagnedossier

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A quatre mois du premier tour de la présidentielle, le chef de l’Etat, toujours pas candidat, s’est offert ce mercredi soir deux heures d’interview sur la première chaîne et sa petite sœur de la TNT. Un entretien «bilan et perspectives» émaillé de quelques annonces surprises, selon son entourage.

En résumé

– Pendant près deux heures le président de la République s’est attaché à faire reluire le bilan de son action. Economique : avec un million d’emploi créés, malgré la crise épidémique. Et un pouvoir d’achat qui a, selon lui, augmenté pour les plus pauvres, les plus riches mais surtout pour les classes moyennes. Il a vanté ses réformes dans l’éducation comme le dédoublement des classes de CP dans certains quartiers prioritaires. Et la «révolution de l’apprentissage».

Emmanuel Macron a concédé «des erreurs» sur le timing et l’accumulation des mesures qui ont déclenché la crise des gilets jaunes. Il a fait un mea culpa sur ses petites phrases notamment celle concernant «les gens qui ne sont rien». Et concédé avoir parfois été «dur et impétueux» après avoir pourtant vanté les bienfaits de la bienveillance en politique lorsqu’il était candidat.

Comme attendu, le Chef de l’Etat n’a pas annoncé sa candidature à la présidentielle, mais il a entretenu un faux suspens qui ne fait aucun doute sur sa décision de se représenter : «un pays ne se réforme pas en cinq ans» a-t-il répété plusieurs fois. Autres indices : sa volonté de faire la réforme des retraites qu’il juge impossible à mettre en œuvre d’ici avril. Et sa déclaration d’amour au pays : «J’ai aimé la France et aujourd’hui je l’aime encore plus follement» et aux Français, faite avec des trémolos dans la voix.

15 déc., 2021 23h21

Pas de déclaration de candidature, mais une déclaration d’amour aux Français. Lyrique comme à ses habitudes, le chef de l’Etat s’est livré à la fin de l’interview à une déclaration d’amour en règle, qui fleure bon la campagne présidentielle. «J’ai aimé la France et aujourd’hui je l’aime encore plus follement, a-t-il déclaré, la voix grave, le rythme ralenti. «J’aime les Français et les Françaises.» Un peu avant, quand on lui avait demandé si cinq ans à la tête du pays l’avaient changé, il avait répondu dans la même veine «J’ai appris aux côtés des Français sans doute à mieux les aimer». Après avoir néanmoins concédé, «avoir beaucoup parlé de bienveillance. J’ai été parfois dur et impétueux».

15 déc., 2021 23h06

Candidat ? Sans aucun doute mais pas tout de suite. La question était attendue, elle a forcément été posée : Emmanuel Macron est-il candidat à un second mandat ? Et là aussi comme attendu, le Président n’a pas souhaité répondre clairement. S’il se reconnaît «une ambition pour le pays et une envie de faire» il assure «qu’au moment où nous nous parlons je dois encore prendre des décisions difficiles ou assumer ma fonction». Et d’ajouter : «Je consolide quelques éléments avant de vous donner une réponse ferme» ne laissant planer que le doute de la date donc. Avant d’entretenir un faux suspense en affirmant : «Je ne suis pas là pour conserver le pouvoir», «il y a une vie avant et une vie après». Et de dire aux Français : «ce que nous avons vécu ensemble est inoubliable».

15 déc., 2021 23h04

Le grand remplacement ? «Il n’est pas là». Quand certains à droite ou à l’extrême droite invoquent le grand remplacement à tout va, Emmanuel Macron lui le conteste. «Sur les phénomènes il faut regarder les chiffres et écouter les démographes […] le grand remplacement n’est pas là» assure-t-il. Sur l’immigration la question, pour lui, est de savoir comment on apprend à la limiter. «Si l’immigration augmente c’est parce que les trafiquants sont mieux organisés et à cause des crises politiques». Pour le Président le double enjeu est de «mieux casser les trafics» et de «mieux protéger nos frontières communes en créant un Schengen politique» ou encore «en aidant les pays de transit». «On aura besoin de cette immigration limitée, choisie pour faire tourner notre économie» conclut-il en opposition au principe d’immigration zéro porté par la droite et l’extrême droite.

15 déc., 2021 22h58

Macron et la politique étrangère. Interrogé sur la crise des sous-marins, le chef de l’Etat s’est rapidement expliqué sur l’attitude des Américains et des Australiens. Cet épisode, a-t-il dit, «c’est une forfaiture. Les Australiens nous ont fait une mauvaise manière, industrielle et stratégique». Pour répondre aux critiques de la perte d’influence française sur la scène internationale, Emmanuel Macron a souligné que «la puissance d’une nation et son rang ne se jugent pas à l’aune d’un contrat d’armement, [d’]un contrat industriel». Pour preuve, a-t-il ajouté, le contrat record de Rafale signé début décembre avec les Emirats arabes unis.

15 déc., 2021 22h38

Affaire Hulot et libération de la parole des femmes. En 2018, l’éphémère magazine Ebdo fait éclater l’affaire Hulot accusé d’avoir violé une jeune femme dans les années 90. Très vite l’ancien animateur de TF1 alors ministre de la Transition écologique est soutenu par l’ensemble gouvernement. «A ce moment-là, j’ai fait comme à chaque fois quand il y a des accusations contre un ministre, j’ai vu Nicolas Hulot, il a nié avec force […] Il est resté ministre car quel autre choix aurions-nous pu faire ?» questionne Emmanuel Macron inistant sur le fait que la plainte contre son ministre avait été classée sans suite. «Je n’ai pas de regret, on ne peut pas tout savoir» poursuit-il. Le chef de l’État dit aussi soutenir la libéralisation de la parole des femmes agressées dans un «en même temps» qui mêle «le respect de la présomption d’innocence» mais aussi le fait que les femmes doivent être crues, notamment lorsqu’elles déposent plainte.

15 déc., 2021 22h30

ISF et pouvoir d’achat. «Les plus riches comme les plus pauvres ont eu un pouvoir d’achat qui a augmenté», a argumenté Macron, se défendant d’avoir mené une politique économique favorisant les plus aisés. Mais selon lui, ce sont les classes moyennes qui ont vu leur pouvoir d’achat «le plus augmenter». Même si, reconnaît-il, celui des plus riches a lui aussi connu une belle hausse du fait, notamment de la suppression de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) «Pourquoi les plus aisés ont un pouvoir d’achat qui a augmenté ? Parce que nous avons mis en place un système pour qu’ils réinvestissent, c’est-à-dire la taxe à 30 % sur l’investissement, sur le capital et la suppression d’une partie de l’impôt sur la fortune. Je l’assume totalement.» Les riches ? «Ils partaient, allaient investir ailleurs», à l’époque où cet impôt instauré sous Mitterrand était en vigueur, persiste-t-il. Aujourd’hui, défend-il, «ils créent des entreprises, nous permettent de réindustrialiser». Et de dérouler : «On ne réussit pas à construire une force économique et une grande nation si nous n’avons pas des femmes et des hommes qui investissent dans les entreprises». Conclusion : «J’assume cette politique qui a porté ses fruits».

15 déc., 2021 22h22

La réforme des retraites du futur candidat ? «Pas exactement la même» mais «il nous faut travailler plus longtemps». Questionné sur la réforme des retraites, Macron dit en creux que le timing ces derniers mois n’était pas le bon, vu la crise sanitaire. «Cette réforme, elle est indispensable», assure-t-il toutefois. Sera-t-elle engagée en 2022, s’il est réélu ? «Nous avons besoin de conduire cette réforme», a-t-il assuré, mais «pas exactement la même la même que celle qui était engagée» au départ. «Il est clair qu’il nous faut travailler plus longtemps», a-t-il ainsi posé. Mais «travailler plus longtemps ne signifie pas la même réalité pour tout un chacun» explique-t-il, sans détailler ce qui pourrait s’apparenter à un âge de départ à la retraite différent selon la pénibilité des métiers. Concernant les régimes sociaux, il assure qu’il «faut simplifier nos règles», en allant vers trois grands régimes.

15 déc., 2021 22h15

Gilets jaunes : Macron reconnaît responsabilités dans la crise des Gilets jaunes. A partir d’octobre 2018, plusieurs milliers de Français se retrouvent tous les samedis dans la rue pour protester contre l’augmentation du prix des carburants et contre la baisse du pouvoir d’achat. «Vous avez toujours une responsabilité quand vous êtes aux responsabilités, je ne vais pas dire que je n’y suis pour rien» assure Emmanuel Macron reconnaissant que «des erreurs ont été faites». Pour le chef de l’État, le début de la crise s’explique par une accumulation de plusieurs mesures comme la limitation des 80 km/h ou la hausse du prix de l’essence. «C’est arrivé comme une gravelotte sur nos compatriotes», explique-t-il dans une formule très macronnienne. Le Président est également revenu sur les violences issues des rangs des gilets jaunes qui ont émaillé certaines manifestations : «cette période a été une période très dure» , affirme-t-il. «J’ai été touché lorsque l’arc de triomphe a été souillé […] J’ai senti le désarroi dans le pays […] j’ai vu l’inquiétude de certains de voir des gens qu’ils côtoient devenir violents». Le chef de l’Etat n’est pas relancé sur les violences policières, par les deux journalistes de TF1.

15 déc., 2021 22h12

Et les Français, ils retiennent quoi ? Devant des images montrant des hommes et des femmes commentant son bilan et ayant du mal à retenir une réforme phare, Emmanuel Macron assume. «Je ne suis pas sûr qu’il faille chercher une réforme symbole», a-t-il déclaré, avant de dérouler les grands enjeux du monde, écologique, numérique, géopolitique… Le chef de l’Etat serait-il plutôt un «gestionnaire» à la Merkel, questionne un journaliste : «Il nous faut prendre des décisions fortes qui sont parfois difficiles», a-t-il répondu. «J’essaie de le faire en l’expliquant, parfois en y revenant à plusieurs reprises». Le président s’est ensuite livré à une longue défense des réformes de l’école, comme le dédoublement des classes de CP dans certains quartiers. «Cette révolution de l’éducation et de l’apprentissage […] a commencé durant son quinquennat. Dans les années à venir, c’est essentiel.» La réforme des retraites, qui aurait précisément dû être sa «réforme symbole», a dû être abandonnée. Macron estime toujours «qu’elle est indispensable» : «s’il n’y avait pas eu l’épidémie à l’hiver 2020, cette réforme serait allée à son terme c’est évident. Nous avons besoin de conduire cette réforme». Il avait d’ailleurs usé du 49.3 pour la faire avancer en force au parlement.

15 déc., 2021 22h03

Macron le révolutionnaire ? Interrogé sur le titre de son livre programmatique, «Révolution», le chef de l’Etat assume son bilan, notamment sur les sujets économiques : «On a bousculé des habitudes, des choses qui semblaient irréformables, reportées depuis tant et tant de temps», a-t-il déroulé. Et d’ arguer, concernant l’économie, de la création de «plus d’un million d’emplois, malgré ces deux crises énormes». Avant de citer, pêle-mêle : la réforme de l’apprentissage, les créations d’entreprises… Oui, assure Macron, une «révolution» est en cours, «à la fois dans les textes mais également une réforme culturelle, qui est celle du goût du risque». Entend-il maintenir ce cap ? «Quelque chose est en train de changer, il faut continuer d’accompagner, de faire advenir ce futur possible», dit-il. Sous entendu : avec lui.

15 déc., 2021 21h57

L’affaire Benalla : pas une «affaire d’Etat», mais «une affaire d’été» persiste-t-il. La révélation du rôle d’Alexandre Benalla, proche collaborateur du chef de l’Etat, lors d’une manifestation du 1er mai, avait fait trembler le Château. «On a parlé d’affaire d’Etat, c’était sans doute une affaire d’été», a redit Macron sur TF1. Benalla a-t-il été trop couvert par le chef de l’Etat ? «Je ne crois pas, mais je ne l’ai pas non plus traité de manière inconsidérée». Reconnaissant un «moment très pénible, difficile» de son quinquennat, le Président ne change pas de ligne : «Alexandre Benalla n’a pas été protégé au-delà de ce qui devait l’être», a-t-il dit, en citant la sanction administrative, l’exclusion puis la condamnation de l’ancien collaborateur de l’Elysée. «Il a été établi qu’il n’y avait pas une affaire parallèle», a-t-il conclu.

15 déc., 2021 21h56

15 déc., 2021 21h54

Mea culpa sur les petites phrases. «J’ai appris». Après un best-of de ses phrases les plus polémiques (les fainéants, ceux qui ne sont rien, traverser la rue) Emmanuel Macron s’est adonné à une sorte de mea culpa. «Certainement pas non» répond-il quand on lui demande s’il reformulerait les choses de la même façon. «Il y a des mots qui peuvent blesser et c’est inacceptable, le respect fait partie de la vie politique, et je l’ai appris après» développe-t-il mettant cela sur le compte «d’une volonté de bousculer, de transgresser». Selon Macron, l’époque y est aussi pour quelque chose : «Je ne mesurais pas suffisamment la société de la décontextualisation. Vous dites deux mots, on les sort de leur contexte ils apparaissent affreux» considère-t-il. La phrase qu’il regrette le plus ? Celle sur les «gens qui réussissent et ceux qui ne sont rien» prononcée devant des entrepreneurs lors de l’inauguration de la station F le 29 juin 2017.

15 déc., 2021 21h52

Libéral ou socialiste durant la crise sanitaire ? Questionné sur le «quoi qu’il en coûte» économique mis en place durant ces deux ans de pandémie, le chef de l’Etat s’est défendu d’avoir dégainé une série de mesures d’aides. Chômage partiel, aides aux entreprises, fonds de solidarité pour les commerçants… «Le résultat est là : nous avons aujourd’hui un taux de chômage au plus bas depuis 15 ans», a-t-il assuré. Cette crise, a-t-il poursuivi, «elle m’a fait sans doute toucher plus directement les inégalités plus insupportables qui peuvent exister». «J’ai vécu des moments très marquants pour moi», a-t-il raconté, d’une voix volontairement grave. Comme lors d’une visite en Seine-Saint-Denis, lors du confinement, après laquelle il décide de rouvrir les écoles, en mai 2020. Ou à Mulhouse, auprès des soignants. «J’ai vu dans ces moments les injustices qu’il y a dans notre pays et la force de quelques femmes et de quelques hommes qu’on doit aider dans ces moments-là», a formulé Emmanuel Macron. De quoi se défaire du costume de «président des riches» ? «On a le droit de ne pas être la caricature dans laquelle on veut vous enfermer, a-t-il répondu. Je sais d’où je viens et quelles sont mes valeurs».

15 déc., 2021 21h45

La crise sanitaire l’a changé. «Je ne mesure pas le sentiment d’urgence avant la crise», a expliqué le chef de l’Etat. «quand on vit une crise aussi importante vous êtes débiteur de tout. Les gens se tournent vers vous en disant pourquoi ceci ? pourquoi cela ?» Un constat que dresse rapidement n’importe quel député nouvellement élu, mais voilà le chef de l’Etat a eu un parcours politique éclair avant son accession à l’Elysée et il s’agit de son premier mandat. «Quand il s’agit de la vie de la nation, c’est bien qu’il y ait quelqu’un qui tranche. J’aime bien trancher en comprenant».

15 déc., 2021 21h37

Sur l’hôpital un autosatisfecit mais un bémol. «Je mets fin à 15 années d’efforts où on demandait toujours plus aux hospitaliers». Interrogé sur la situation de l’hôpital, le président de la République s’envoie ses premières fleurs de la soirée. «On repart avec des investissements en 2018″ se vante-t-il avant d’édulcorer : «Sans doute trop peu». Macron se lance alors sur un nouveau bilan de son Ségur de la Santé, une réforme selon lui sans équivalent depuis la création de l’hôpital public. «Ça a conduit à des augmentations de salaires de 183 euros par mois au minimum». Pour l’avenir ? «Il nous faut réussir à changer l’organisation de l’hôpital, donner plus de responsabilités aux soignants, réhumaniser ces taches qu’on a trop bureaucratisées avec le temps».

15 déc., 2021 21h31

Après deux ans de pandémie, une société de «contrôle permanent» ? Le chef de l’Etat préfère parler de «société de vigilance». Dressant un bilan de ces deux années de crise sanitaire, Macron assure qu’ «à chaque fois, nous avons agi en citoyens». «Nous avons toujours débattu démocratiquement», a-t-il ainsi assuré, à propos des textes de lois relatifs à l’état d’urgence sanitaire. Face à la succession des vagues, «beaucoup de nos compatriotes sont fatigués», reconnaît le Président. Et d’ajouter, alors que la cinquième vague déferle : «Nous maîtrisons mieux la situation qu’il y a un an». Notamment grâce à la couverture vaccinale. Interrogé sur la gestion de la crise, et notamment sur les défaillances du système de santé, Macron défend son action : «Citez-moi un pays qui, à l’hiver 2020, ne confine pas. Il n’y en a pas». Mais quid de la pénurie de masques au début de la pandémie ? «Oui nous nous sommes retrouvés démunis», a-t-il dit, sous la forme d’un très petit mea culpa, regrettant la «dépendance» de la France à l’égard de «la mondialisation». «Je ne vais pas refaire l’histoire, a-t-il conclu. C’est facile de gagner le tiercé avec le résultat des courses».

15 déc., 2021 21h29

La vaccination des enfants «souhaitable» mais pas obligatoire. «On voit que c’est un virus qui tourne beaucoup chez les enfants mais c’est aux parents de décider» explique Emmanuel Macron. Alors que le taux d’incidence augmente particulièrement chez les enfants, le chef de l’État considère que vacciner les 5-11 ans est quelque chose de «souhaitable». En revanche pas question, donc, de rendre cette vaccination obligatoire.

15 déc., 2021 21h26

Vaccin, pass sanitaire et gestes barrières. Rapidement interrogé sur le Covid-19, le président de la République a répété la stratégie de gestion de crise mise en place depuis plusieurs mois. Une stratégie basée sur trois piliers : «la vaccination […] le pass sanitaire (jugé «tres efficace») et le respect des gestes barrières». Sur la vaccination, le chef de l’État assure que chaque Français qui le souhaite aura accès à sa dose de rappel «tout sera mis en place pour cela […] c’est une règle d’organisation collective» affirme-t-il ajoutant vouloir continuer à convaincre les 5 millions de Français non vaccinés.

15 déc., 2021 21h25

Celui qui dicte le rythme et les règles, c’est le virus. Emmanuel Macron est contraint d’admettre en début d’émission une forme d’impuissance face au covid19, en expliquant : «Celui qui dicte le rythme et les règles, c’est le virus.» En mars dernier, le président de la République lâchait déjà, quasi fataliste : «Le maître du temps, c’est le virus malheureusement. Nous sommes en train de le vivre.» Lui qui se considérait avant la pandémie comme «le maître des horloges», en est donc, près de deux ans après le début de la pandémie, à dresser ce constat : «Nous retrouvons l’humilité qui va avec notre condition».

15 déc., 2021 21h13

Pourquoi avoir accepté ce débat ? A cette première question adressée Emmanuel Macron répond : «Je pense que c’est utile, et dans ce moment où l’année tourne sur ses gonds il est bon de voir où le pays se trouve». L’idée, selon le chef de l’Etat, est «d’essayer de récapituler le chemin fait et ce vers quoi notre pays, l’Europe, vont. Voir si l’on perd le fil parfois. Peut-être se laisse-t-on perdre dans des débats qui sont moins importants que d’autres». Répondra-t-il à toutes les questions des journalistes, lui qui a esquivé cet exercice pendant la quasi-totalité du quinquennat ? «Vous êtes des journalistes, nous sommes dans une démocratie et fier de l’être». Interrogé sur le bilan global de son mandat il poursuit : «Notre peuple a traversé des moments de succès économiques, sportifs, artistiques [….]et des moments d’angoisse, tout particulièrement avec cette épidémie. Notre époque est marquée par une sorte de retour du tragique de l’histoire».

15 déc., 2021 21h10

Le CSA examinera l’interview. Malgré les différentes mises en demeure de Valérie Pécresse, Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot, le conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a refusé de bloquer l’interview présidentielle pour empêcher sa diffusion. En revanche, le Conseil supérieur de l’audiovisuel «procédera à l’analyse du programme afin de déterminer la part du temps de parole du président de la République susceptible d’être décomptée au titre du débat politique national», a-t-il déclaré dans des courriers cités par BFMTV. Il aurait peut-être été plus rapide pour eux d’examiner le temps de parole susceptible d’être imputé à un chef d’Etat qu’à un candidat.

15 déc., 2021 20h28

Macron répondra vendredi sur RTL aux questions de six enfants. Décidément, plus rien ne l’arrête. Après avoir donné une conférence de presse sur l’Europe jeudi dernier et avoir enregistré une émission fleuve sur son œuvre quinquennale qui sera diffusée ce soir sur TF1, Emmanuel Macron a, révèle le Point, enregistré cet après-midi une séquence pour RTL qui sera diffusée vendredi à 19 h 15 dans l’émission Ils refont la France. Selon l’hebdomadaire, le Président répond pendant une trentaine de minutes aux questions de six enfants âgés de 8 à 11 ans sur des sujets tels que sa candidature et l’OM.

15 déc., 2021 20h16

«président-candidat» pour quelques semaines encore. Entre les déplacements en région et le retour des interviews avec les journalistes il ne fait plus aucun doute qu’Emmanuel Macron est désormais en campagne. Reste une question : quand officialisera-t-il sa candidature ? Une chose est sûre : ce ne sera pas ce soir. Il pourrait en revanche donner quelques précisions sur la période à laquelle il pourrait faire sa déclaration officielle. Ce ne devrait pas être avant quelques semaines. Pour rappel, en 1981, Valéry Giscard d’Estaing avait attendu le 2 mars. En 1988, François Mitterrand s’était déclaré le 22 mars quand Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy avaient préféré le mois de février en rendant officielles leurs candidatures le 11 février 2002 pour le premier et le 15 février 2012 pour le second.

15 déc., 2021 20h10

LFI et EE-LV boycotteront le débrief. Face aux critiques des autres candidats sur le manque d’équité de temps de parole, TF1 pensait avoir trouvé la martingale. La première chaîne a invité les différents candidats à la présidentielle (ou leurs représentants) à commenter l’interview du Président en deuxième partie de soirée mais ce sera sans les insoumis et les écolos. Sur Twitter, le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon Manuel Bompard a fait savoir qu’aucun membre de LFI ne s’y rendra. «Nous ne pouvons pas accepter une parodie de débat démocratique : alors qu’Emmanuel Macron refuse tout débat contradictoire avec les autres candidats, ces derniers sont donc réduits au rôle de simples commentateurs de la parole du monarque présidentiel» écrit-il. Sur RTL, le candidat écolo Yannick Jadot ne dit pas autre chose : «On n’est pas dans une République bananière, dans une dictature où le Président parle seul face à des journalistes pendant 2 heures et les autres candidats ont le droit de commenter» a-t-il fustigé.

15 déc., 2021 20h06

Surfer sur la cinquième vague. Emmanuel Macron parlera forcément du covid19 au cours de l’émission. Mais le chef de l’Etat ne savait pas, au moment de son enregistrement dimanche après-midi, qu’il serait contraint de convoquer un conseil de défense sanitaire en urgence vendredi, face à des chiffres préoccupants. Alors que la cinquième vague de Covid19 semble prendre de l’ampleur en France, avec une moyenne de 48 000 nouveaux cas par jour, le gouvernement anticipe que le nombre de patients en réanimation devrait atteindre les 4 000 au moment des fêtes. Pour éviter une saturation des hôpitaux, des plans blancs sont mis en place dans de nombreuses régions mais cela suffira-t-il ? Ces dernières semaines, l’Elysée prend soin de suspendre la candidature d’Emmanuel Macron à la situation épidémique en France. «Le contexte sanitaire incite à l’humilité tant les choses bougent vite. Les vérités d’un jour ne sont pas les certitudes de demain. Il est possible qu’il ne se présente pas s’il y a un énorme problème sanitaire.», osait même un conseiller du chef de l’Etat. Une hypothèse d’autant moins crédible que la gestion du Covid est plutôt mise jusqu’à présent au crédit du chef de l’Etat, – qui bénéficie d’une cote de popularité stable à 42 % d’opinion favorable selon BVA pour RTL en novembre.

15 déc., 2021 20h03

Le statut ambigu des présidents sortants, un sujet récurrent des campagnes présidentielles. Nicolas Sarkozy n’y avait pas échappé, voyant ses déplacements et ses apparitions médiatiques critiquées sur le même ton par ses adversaires. Après une grande interview télévisée, en janvier 2012, soit après le début officiel de la campagne (ce qui n’est pas le cas pour Macron, le top départ étant cette année fixé à fin décembre – début janvier) le président de l’époque avait d’ailleurs reçu le soutien de… Valérie Pécresse, alors ministre du Budget et porte-parole du gouvernement. «Je sais que ça doit être frustrant pour les candidats à la présidentielle de présenter des programmes et de ne pas avoir encore d’adversaire, mais ce temps-là viendra, ce temps de la confrontation, assurait-elle sur France Inter. Avec 150 000 chômeurs en plus, est-ce que nous pouvons nous permettre de ne pas agir, de mélanger les genres ?»

15 déc., 2021 20h02

Le chef de l’Etat va dévoiler au duo d’intervieweurs Audrey Crespo-Mara et Darius Rochebin ses tops et ses flops du mandat. De l’affaire Alexandre Benalla en 2017 – son ancien conseiller qui a d’ailleurs été interpellé mardi matin et dont la garde à vue a été prolongée ce mercredi – à sa gestion de la pandémie de Covid-19, de la réforme des retraites à l’affaire Hulot, de certaines petites phrases, qu’il a parfois déjà regrettées publiquement – comme lorsqu’il avait expliqué en septembre 2018 à un jeune homme qui cherchait du travail : «Je traverse la rue et je vous en trouve»à la révolte des gilets jaunes : tout ou presque devrait y passer.

15 déc., 2021 19h01

Après l’émission «où va la France ?», le livre «Ma France». Emmanuel Macron sème des cailloux sur le chemin de sa campagne, comme il va le faire ce soir sur TF1. Il y en aura d’autres. Le site de Gibert a dévoilé qu’en février aux Editions de l’Aube paraîtra un livre intitulé «Ma France» et signé… Emmanuel Macron. Il s’agira en fait de la compilation des entretiens du chef de l’Etat avec Éric Fottorino dans le 1 Hebdo, Légende et Zadig. Le chef de l’Etat et le journaliste s’étaient notamment livrés à une longue conversation dans cette dernière revue en mai dernier et déjà intitulée «Ma France». Le chef de l’Etat y livrait les contours de «sa carte sensible entre deux pôles que sont Amiens et les Pyrénées, puis un troisième pôle qui est Paris.» L’Elysée assure ne rien avoir à faire avec ce projet. Même si l’entourage du chef de l’Etat n’a rien contre. Sans surprise.

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Emmanuel Macron sur TF1 : l’essentiel de ses déclarations – Libération
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